Entièrement dédié à la structure d’impact de Charlevoix, cet espace muséal abordera l’historique de sa découverte, la vie professionnelle de son découvreur, Jehan Rondot, son dimensionnement, sa géomorphologie, les preuves scientifiques de sa formation et sa relation avec le paysage caractéristique de Charlevoix. Le Parc géologique de Charlevoix, complémentaire à cet espace muséal, y sera introduit pour le bénéfice du visiteur.Jehan Rondot : note biographique
Né en France et immigré au Québec, Jehan Rondot a consacré sa carrière de géologue au développement minéral du territoire québécois. Il a travaillé pour les différents ministères qui se sont succédé pour le Secteur Mines du Gouvernement du Québec de 1959 à 1998, étant impliqué sur des programmes de cartographie géologique dans différentes régions.
En 1965, lors de travaux de cartographie dans Charlevoix, il découvrit des structures inusitées de forme conique, lesquelles furent identifiées comme des «shatter cones», structures typiques retrouvées dans les roches impactées par les grosses météorites. Une plaque commémorative relate cette découverte à Saint-Hilarion. De 1967 à 1968, Jehan Rondot travailla à circonscrire le diamètre du cratère initial et conclut à un diamètre final de 56 km. Il publia trois articles reliés à cette découverte dans divers magazines scientifiques. Il décida de faire de cette structure d’impact un sujet de doctorat qu’il compléta l’Université Clermont-Ferrand en 1980.
Retraité depuis 1990, et jusqu’à son retour en France, il consacra ses temps libres à l’étude de l’astroblème de Charlevoix afin de mieux comprendre son réajustement post-impact. Il écrivit quatre autres articles dans des magazines scientifiques spécialisés et publia deux volumes sur le sujet.
Des archives et des collections uniques
Depuis la découverte de l’astroblème de Charlevoix, Jehan Rondot était constamment en quête de données pertinentes sur les impacts météoritiques. Il a participé à de nombreux congrès de la Meteoritical Society et à de nombreuses excursions sur des sols impactés partout dans le monde, accumulant au fil des ans une quantité incroyable de documents et d’échantillons de roches. Juste avant son retour en France, le Groupe Omégalpha a récupéré ses collections de roches et ses archives afin de conserver ce précieux legs scientifique. Ces archives et ces collections seront mises à la disposition du Musée de la Terre.